|
|
|
Oui ! c'est la mort, mais c'est aussi l'Eternité...
Oui ! c'est la mort, mais c'est aussi l'Eternité; Entrez, mon âme irrésolue ! Le portail vous effraie et ses démons sculptés; Mais l'église est toute bonté, Et, par les vitraux noirs, un clair de lune afflue. O mon âme, rien de la vie Ne vous aura suivie Dans cette ombre propice et que vous souhaitiez.
Comme s'ils vous parlaient en rêve... Oh ! les doigts rafraîchis à l'eau des bénitiers ! C'est le refuge; C'est l'asile de l'Arche au milieu du déluge; Et voici devers vous que vole la colombe, La colombe du Saint-Esprit.
En qui le vieux pécheur qu'on était meurt sans bruit; On meurt au monde et on meurt à soi-même; On est un Lazare blême; Mais Jésus pleure et nous rescussite soudain !
On se lève, on est comme au milieu d'un jardin. Qu'importe le monde ! Qu'importe, Au loin, la ville morte ! Et que sur les vitraux il pleuve, Et que la nuit descende en ses crêpes de veuve ! Ici, il fait soleil; L'ostensoir en vermeil Brille, là-bas, au fond du choeur; L'encens est un rideau de brume qui s'écarte... Il semble qu'on soit mort et puis qu'on ait été Ressuscité... On sent autour de soi, comme des soeurs; On a l'air de prier avec Marie et Marthe.
|
|
|
|
|
|
|
|
|