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Toute la belle histoire est une souvenance...
Toute la belle histoire est une souvenance ! Les cygnes pleurent sur l'eau où se mirent les toits, Rien ne se recommence Et tout n'arrive qu'une fois.
La ville abdique Et les cygnes ont un air héraldique Et les tours sont dans l'air comme un grand cri sculpté.
Ainsi le fard d'un visage; Tout ce vieux décor est sans âge; L'eau devient incolore.
L'ancien faste et la mer baignant le pied des tours; La mer est partie Comme un amour... Déjà le souvenir en est vague; La ville est une veuve; Comment recommencer les vagues Et se remettre aux doigts des bagues neuves ?
Elle appelle et rien ne répond. Silence de l'air ! Les vieux ponts Sont comme un catafalque en deuil sur le canal.
Appareillée avec les quais, Et prend exemple sur les cygnes Qui sont un vaste vol cargué.
Presque redevenus des oiseaux de blason, Dans ce air de veuvage et d'arrière-saison Où seul le clair de lune un peu les emmielle !
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